Évènements culturels latins à Paris

‘Le coin de la bruyer’ : où est née la culture des tapas?

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Un marathon de “TAPAS” à Paris : quel est l’origine de la culture du “TAPEO”?

Tous les pays ont une image associée à leur histoire, même si parfois, celle-ci est devenue un mythe dont personne ne se souvient. Seul nous restent la coutume et la tradition.

L’histoire des « Tapas » qui remonte à l’Espagne du XIIIème siècle est souvent mélée aux anecdotes régionales et aux intérêts touristiques.

Cette semaine (du 20.10-24.10 2015 ) la culture des « Tapas » est célébrée Paris dans 24 établissements gastronomiques de tradition espagnole.

L’objectif : Passer en revue les différentes traditions culinaires de la péninsule ibérique, augmenter les ventes et évoquer l’origine de cette tradition conviviale.

Dans quelles circonstances sont nées les Tapas ?

Cette expression qui veut dire en espagnol « couvrir », « cacher » est apparue pendant le royaume d’Alphonse X. Ce roi cultivé, juriste, humaniste (connu en France pendant la période de cohabitation des trois religions), fondateur de l’École de traducteurs de Tolède, a permis la récupération des textes d’Aristote, perdus pendant l’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie et a contribué au démarrage en force de la Scholastique et à l’essor des premières universités européennes.

Mais il était aussi très ambitieux. Il aspirait au titre d’Empereur, ce qui exigeait des gros montants d’argent dont il ne disposait pas. À cela s’ajoutait une période trouble de mauvaises récoltes du monde agricole dans la peninsule, faisant accroître les prix des denrées et provoquant une réduction significative des entrées fiscales dues par les commerçants et les artisans. Il a donc commandé une étude aux percepteurs d’impôts, qui ont découvert que la montée des prix, coïncidait avec une augmentation considérable de problèmes sociaux liés à l’alcoolisme. Il fallait trouver les causes pour y remédier.

Une analyse sociologique du comportement des commerçants et des artisans dans les villes leur a permis de comprendre que la plupart des affaires se réalisaient dans les tavernes. Les artisans et les commerçants se retrouvaient souvent autour d’une table avec un plat et une jarre de vin dans des espaces cachés des tavernes où ils faisaient leurs affaires.
Or, dans cette période de pénurie provoquée par la montée des prix des récoltes, les commandes se faisaient de plus en plus rares et l’argent de poche était presque inexistant, ne leur permettant pas de suivre le rythme de leurs consommations. Les artisans qui avaient besoin de se faire voir, avaient pris l’habitude de commander un bol de vin au comptoir pour ensuite aller saluer les commerçants avec lesquelles ils faisaient affaires dans les réserves des tavernes, et cela plusieurs fois dans la journée, sans pour autant accompagner le bol de vin par un repas, par manque de liquidité.

Le roi a bien compris que celle-ci était une des causes clé des problèmes de son royaume, et il a décidé d’en finir :
Il a donc interdit de servir du vin au comptoir des tavernes, si le gérant des locaux ne leur servait pas également à manger. Toute taverne prise dans ce délit serait immédiatement fermée. Aussitôt apparu le décret, toutes les tavernes des villes castillanes concernées, ont commencé à servir avec chaque bol de vin un morceau de pain avec de l’huile, de la graisse de cochon, du chorizo ou du lardon, apposant le pain sur le bol, qui restait comme ça « COUVERT », c’est-à-dire « TAPADO », les « TAPAS » venaient de naître.

Paris, le 23 octobre 2015

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